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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 19:18
Lu dans le quotidien le Monde du 14 février 2008.


"Toucher le fond pour mieux rebondir, la "thérapie" à risque de l'UMP
D'un seul souffle, ce dirigeant de l'UMP égrène avec une sorte de jouissance masochiste les villes que l'UMP pourrait perdre lors des municipales des 9 et 16 mars. Et encore se contente-t-il des villes de l'ouest : "Rouen, c'est plié. Dieppe aussi. Le Havre, pas sûr. Caen, plié. Alençon, ce sera juste. Laval, Quimper, Saint-Brieuc, Chartres, Châteauroux, Blois, Angers, Rodez, Montauban, Cahors, Tarbes, c'est cuit."
 
A l'UMP, les spécialistes de la carte électorale ne croient pas aux miracles. "On ne spécule plus sur la victoire ou la défaite, mais sur son ampleur", reconnaît un député. Un renversement de tendance avant le scrutin ? Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, ne semble pas y croire : "On ne peut pas trouver de solutions, là dans les jours qui viennent, il faut laisser filer jusqu'aux municipales", estime-t-il dans Le Parisien du 12 février.
 
Alors que Nicolas Sarkozy recommande aux candidats de "se battre" et à sa majorité de "garder son sang-froid", tout se passe comme si les parlementaires voulaient enjamber une probable défaite pour solder au plus vite l'enchaînement malencontreux des séquences Kadhafi, Bruni, Attali, Neuilly. Après quoi, espèrent certains, les Français cesseront de jouer le chef de l'Etat à la baisse dans les sondages. Et eux pourront retrouver des raisons d'espérer des jours meilleurs.
 
Une thérapie par la politique du pire : l'idée laisse les sondeurs sceptiques. S'ils reconnaissent que le désamour dont le chef de l'Etat est l'objet est "un peu irrationnel", ils ne croient pas aux vertus de la défaite. "Cela ne tient pas debout, explique Jérôme Sainte-Marie, de l'institut BVA. On ne sait pas où se situe le fond de la piscine et les chocs salutaires n'existent pas." "Le plus tôt viendront les corrections de tir, mieux ce sera pour la suite", assure le député villepiniste de la Drôme, Hervé Mariton.
 
La suite ? Elle occupe tous les esprits, tendus vers l'après-défaite. Le chef de l'Etat, qui envisage une intervention télévisée avant ou après les municipales, rode déjà le style de l'acte II de sa présidence. Depuis plusieurs semaines, il affiche quelques signes d'humilité. Il est retourné sur le terrain - il sera vendredi 15 février à Périgueux au côté du ministre de l'éducation nationale et candidat aux municipales, Xavier Darcos - et n'abreuve plus la presse de ses confidences. De son côté, son épouse Carla manifeste son intention de "respecter la dignité de la fonction" de première dame.
 
Sur le fond, les modifications envisagées pour l'après-16 mars apparaissent comme un retour à l'orthodoxie. Sans en avoir l'air, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a enterré une des promesses phares de la campagne : la baisse des prélèvements obligatoires de 68 milliards d'euros. Ils seront réduits "autant que possible", a expliqué M. Guéant dans un entretien à L'Express du 14 février.
 
Outre l'arrivée de têtes nouvelles, le remaniement pourrait permettre de nouveaux découpages, sur le modèle du ministère du développement et de l'aménagement durable, qui satisfait le chef de l'Etat. L'Elysée envisage aussi la création de ministères inédits dans les domaines de l'économie numérique et de l'aménagement du territoire.
 
De leur côté, les parlementaires espèrent bien que les municipales permettront de tirer "les leçons" des dix premiers mois de mandat de M. Sarkozy. Ce qu'ils ne veulent plus revoir : des conseillers surpuissants, des commissions qui leur mâchent le travail et des réformes tous azimuts. "Nous attendons un coup de balai chez les technos de l'Elysée", espère l'un d'eux. "Les députés veulent colégiférer, explique M. Copé. Ils souhaitent un management plus participatif."
 
Sur ce point, M. Guéant lui donne raison en évoquant "une association plus directe des parlementaires" aux réformes. En revanche, il ne cède rien sur le rythme des mesures, sur son rôle - "ma voix devrait faire plaisir à la majorité" - ou sur l'articulation du couple exécutif. "Le président, c'est le patron avec un chef d'état-major qui l'assiste - c'est le rôle du premier ministre", dit-il encore à L'Express.
 
"Chef d'état-major" ? C'est un peu mieux que "collaborateur". En cette matière, les progrès sont lents.
 
Philippe Ridet"

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