Blog du syndicat FO des municipaux de Laval
"Que les gros salaires lèvent le doigt !"
Ce rouage essentiel du système d'Aubert en est aussi tout un symbole. Nous sommes là dans des rémunérations que vous ne pourriez pas imaginer même dans vos rêves les plus fous : il sera payé sur l'indice brut 938, et percevra en plus l'IFTS. Avec plus de 4 000 euros par mois (48 000 euros par an) , c'est l'équivalent de 3 adjoints administratifs !
Pour d'Aubert, communiquer sur son image n'a pas de prix, mais pour le contribuable lavallois, cela a un coût !

Le plus drôle, c'est que cette délibération intervient 15 ans, presque jour pour jour, après une violente diatribe de MM. d'Aubert et Lépine au conseil municipal du 11 décembre 1992. Ils étaient alors dans l'opposition, situation qui facilite les positions vertueuses, et tenaient le même discours que Force Ouvrière qui pourfendait déjà ce genre de pratique pour le même emploi de directeur de la communication. Que disait Paul Lépine le 11 décembre 1992 ?
"On constate que, depuis quelques temps, on ouvre le tiroir caisse assez largement en ce qui concerne la création de postes de contractuels"... et Paul demandait à ce que le poste soit pourvu en interne, parmi les fonctionnaires en place : "Je considère que, dans le personnel que nous avons à la municipalité, il y aurait sûrement quelqu'un qui aurait certainement accepté le poste de Directeur de la communication, avec quelques formations".
Que disait François d'Aubert le 11 décembre 1992 ?
"Moi, Je m'interroge... sur l'opportunité de créer un poste de Directeur de la communication... En effet, nous sommes dans une période d'austérité, est-ce bien le moment d'alourdir les structures administratives de la ville, comme c'est le cas avec un directeur de la communication ? "
Puis d'Aubert, s'inspirant lui aussi des prises de positions de FO, se mettait à défendre le statut de la fonction publique :
"Or, nous sommes dans un système de fonction publique dont l'originalité du recrutement doit rester principalement le concours..."
Lisez le texte intégral de ce débat au Conseil municipal du 11 décembre 1992 : vous allez bien rire (ou peut-être pleurer, car, finalement, de tels revirements, c'est assez triste...).
Puis, voulant se mettre la presse dans la poche, d'Aubert se lançait dans un grand discours sur les différences de salaires entre le directeur contractuel de la communication de la Ville de Laval et les journalistes locaux:
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"18 000 F net (NDLR : en 1992) par mois, c'est un montant qui n'est quand même pas négligeable et, dans les métiers de la communication à Laval (interrogez les journaux, Ouest France, le Courrier de la Mayenne, Radio France-Mayenne), je ne suis pas convaincu qu'il y ait beaucoup de salaires qui dépassent 18 000 F ou qui même l'atteignent". Et il demandait :
"Ce serait très bien que les journaux puissent s'aligner sur les tarifs municipaux, mais n'est-ce pas un peu paradoxal que le métier de la communication publique soit mieux payé que celui des journaux, des radios, voire même certaines télévisions".
Dans la bouche du fondateur de Radio-Perrine, c'était un avis autorisé !