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Blog du syndicat FO des municipaux de Laval

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système d'Aubert

  "Que les gros salaires lèvent le doigt !"

   

  Vendredi 14 décembre 2007, le conseil municipal de Laval se réunit. À l'ordre du jour, le vote d'une délibération (PAG - 2 n° S 403) renouvelant l'emploi contractuel de directeur de la communication.

 Ce rouage essentiel du système d'Aubert en est aussi tout un symbole. Nous sommes là dans des rémunérations que vous ne pourriez pas imaginer même dans vos rêves les plus fous : il sera payé sur l'indice brut 938, et percevra en plus l'IFTS. Avec plus de 4 000 euros  par mois (48 000 euros par an) , c'est l'équivalent de 3 adjoints administratifs !

 Pour d'Aubert, communiquer sur son image n'a pas de prix, mais pour le contribuable lavallois, cela a un coût ! 

  Le plus drôle, c'est que cette délibération intervient 15 ans, presque jour pour jour, après une violente diatribe de MM. d'Aubert et Lépine au conseil municipal du 11 décembre 1992. Ils étaient alors dans l'opposition, situation qui facilite les positions vertueuses, et tenaient le même discours que Force Ouvrière qui pourfendait déjà ce genre de pratique pour le même emploi de directeur de la communication.

 Que disait Paul Lépine le 11 décembre 1992 ?  

 

"On constate que, depuis quelques temps, on ouvre le tiroir caisse assez largement en ce qui concerne la création de postes de contractuels"... et Paul demandait à ce que le poste soit pourvu en interne, parmi les fonctionnaires en place : "Je considère que, dans le personnel que nous avons à la municipalité, il y aurait sûrement quelqu'un qui aurait certainement accepté le poste de Directeur de la communication, avec quelques formations".  

 

Que disait François d'Aubert le 11 décembre 1992 ?  

 

"Moi, Je m'interroge...  sur l'opportunité de créer un poste de Directeur de la communication... En effet, nous sommes dans une période d'austérité, est-ce bien le moment d'alourdir les structures administratives de la ville, comme c'est le cas avec un directeur de la communication ?  

 

Puis d'Aubert, s'inspirant lui aussi des prises de positions de FO, se mettait à défendre le statut de la fonction publique :  

 

"Or, nous sommes dans un système de fonction publique dont l'originalité du recrutement doit rester principalement le concours... 

 

Lisez le texte intégral de ce débat au Conseil municipal du 11 décembre 1992 : vous allez bien rire (ou peut-être pleurer, car, finalement, de tels revirements, c'est assez triste...).  

 

Puis, voulant se mettre la presse dans la poche, d'Aubert se lançait dans un grand discours sur les différences de salaires entre le directeur contractuel de la communication de la Ville de Laval et les journalistes locaux:  

 "18 000 F net (NDLR : en 1992) par mois, c'est un montant qui n'est quand même pas négligeable et, dans les métiers de la communication à Laval (interrogez les journaux, Ouest France, le Courrier de la Mayenne, Radio France-Mayenne), je ne suis pas convaincu qu'il y ait beaucoup de salaires qui dépassent 18 000 F ou qui même l'atteignent".

 Et il demandait :  

 

"Ce serait  très bien que les journaux puissent s'aligner sur les tarifs municipaux, mais n'est-ce pas un peu paradoxal que le métier de la communication publique soit mieux payé que celui des journaux, des radios, voire même certaines télévisions".  

 

Dans la bouche du fondateur de Radio-Perrine, c'était un avis autorisé ! 

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S
On dit toujours que le modèle vient d'en haut, c'est à dire du Président.<br /> On apprend par le Canard enchaîné (heureusement que la grippe aviaire ne l'a pas encore atteint) que notre très très cher Président a décidé de se maintenir son salaire de ministre de l'interieur (11 500€) en lieu et place des 7500€ de sa très perstigieuse fonction présidentielle jusqu'à la mise en place de sa super augmentation de 172% (19 000€/mois). Ce que vous révélez n'est que la conséquence du phénomène de mimétisme avec le plus haut sommet de l'Etat.<br /> "Copiner plus pour gagner plus !"
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D
Le cas du directeur de cabinet de la Boutin est somme toute moins grave que celui du Directeur général des services de la Ville de Laval.<br /> Je m'explique : au moins le dir cab de la Boutin paye un loyer, modeste certes, mais il a au moins l'habitude de faire un chèque tous les mois. Pour le DG de la Ville de Laval, c'est un loyer gratuit à 100 %, avec l'eau, le gaz, l'électricité, la bagnole, le téléphone et en plus les agents de la mairie qui viennent régulièrement pour les menus travaux d'entretien. Et en plus la Ville lui a accordé une rallonge de 500 € par mois depuis octobre 2006...<br /> Il peut cotiser à la Préfon pour ses vieux jours avec une telle capacité d'épargne !!!
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J
Un tel salaire, nous ne l'avons pas dans la presse locale. Si c'est pour servir la soupe à d'Aubert, je préfère rester comme je suis.<br /> A la rédaction, nous complétons souvent nos infos sur la mairie en visitant votre blog.<br /> Bon courage.
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P
C'est vrai que c'est cher payé pour passer  la brosse à reluire toute l'année.<br /> Au final c'est vrai que le travail de propagande paye bien plus qu'un vrai travail de journaliste.
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