Blog du syndicat FO des municipaux de Laval
Depuis 1997 le service municipal de la Petite Enfance et Famille propose d’assister, gratuitement, à une conférence-débat sur un sujet lié à l’éducation de nos enfants. Avec, dans le rôle du conférencier, un spécialiste devenu une référence dans sa branche. C’est ainsi que nous avons vu s’exprimer à la salle polyvalente de Laval, il y a quelques années, Edwige Antier auteur de l'ouvrage "J’aide mon enfant à se concentrer".
Edwige Antier, la très médiatique pédopsychiatre, par ailleurs suppléante du député UMP Pierre Lellouche (4ème circonscription de Paris) et 1ère adjointe UMP au maire du VIIIe arrondissement, se trouve être au coeur d'une affaire très louche de siphonnage des fonds de l'Association mondiale des amis de l'enfance (AMADE). Association dont elle est la Présidente de la branche française, son époux assurant quant à lui les fonctions de Secrétaire Général.
Elle a péniblement répondu, mardi 3 juillet 2007, au chef d'accusation de recel d'escroquerie devant la 13e chambre du tribunal de Paris. Elle a expliqué qu'elle ne s'était absolument pas aperçue que son mari avait falsifié pendant deux ans des chèques à hauteur de 151 992 euros, pour gérer leurs menues dépenses quotidiennes.
En effet, son mari, Robert Regard, un ingénieur X-Ponts de 71 ans, avait imité la signature de sa femme pour siphonner 151 992 euros sur les comptes de l'association. Ces fonds ont servis pour aider l'un de ses fils qui, à 37 ans, peinait à tenir à flot une fabrique de cigares. La moitié des détournements sont partis en fumée, l'autre moitié a été engloutie dans le train-train quotidien.
Edwige Antier a remboursé les sommes siphonnées en 3 fois. Il aura suffit, sans doute, de quelques conférences (on appelle cela, dans ce milieu, faire des "ménages") et quelques chroniques radiodiffusées pour éponger l'ardoise. Toutefois, Edwige ne bénéficie plus de l'audience de "France Inter" mais de celle, moins prestigieuse, de "France Info".
Le parquet a réclamé 75 000 euros à chacun des époux et l'interdiction de gérer une association. Le verdict définitif sera connu le 10 juillet.
Une réquisition somme toute assez molle et qui fait désordre au moment même où le texte de loi du Garde des Sceaux Rachida Dati, qui instaure des peines plancher et écarte, dans certains cas, l'excuse de minorité pour les 16-18 ans, est à l'ordre du jour de la session extraordinaire du Parlement.Il est vrai qu'il ne s'agit pas du tribunal de Bobigny et que l'affaire concerne des ressortissants des beaux quartiers parisiens.
Un texte de loi dont Edwige dit beaucoup de bien sur son blog : voir son article "Prendre le mal à la racine".....
Il faudra qu'à l'avenir Edwige fasse preuve de plus de concentration sur la gestion de ses comptes bancaires....