Blog du syndicat FO des municipaux de Laval
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? La ville ne manque pourtant pas de locaux susceptibles d'accueillir les Au lieu de cela , c'est une solution un peu bizarre (vous avez dit bizarre ?) que d'Aubert a retenue. Le propriétaire en est la SCI Anber, 138 avenue des Français libres à Laval. Et qui est derrière cette société ? Didier Caplan, ancien conseiller municipal de l'équipe d'Aubert pendant le 1er mandat de celui-ci, de 1995 à 2001.
archives municipales. Et pour cette activité par définition durable, une solution durable ne pouvait qu'être envisagée. Dès lors,
une acquisition éventuelle et des travaux auraient permis à la Mairie de se doter d'un équipement fonctionnel, répondant tant aux exigences de la conservation qu'à un bon accueil du public et des chercheurs. Bien évidemment, la numérisation pouvait être sous-traitée à une entreprise spécialisée.
Par décision municipale n°43/06 du 17 mai 2006 (donc sans recours à une délibération du Conseil municipal, ce qui est plus discret...), il a choisi de louer un local de 514 m2 pour une durée de 12 ans, à compter du 1er juillet 2006, pour un loyer de 2 313 €
HT par trimestre, local situé en zone artisanale et dont l'accès n'est pas très simple.
Dans son édition du 24 avril 2004, dans sa grande "enquête" sur "les 50 qui font bouger Laval", l'Express écrit à son sujet :
"A 51 ans, cet expert-comptable ne manque ni d'intuition, ni d'ambition, ni d'idées. Le patron d'Archimaine, qui numérise documents comptables, registres anciens d'état civil et, sous peu, données d'analyse criminelle, l'assure: «Si nos locaux sont si grands, c'est qu'on anticipe.» Raison pour laquelle il avait repris ses études, à 20 ans, à Angers, après les avoir stoppées quatre ans plus tôt. Il voyait déjà grand, visait des diplômes… «Quand on m'a parlé d'archivage électronique de plans cadastraux, par exemple, une phrase m'a décidé: “ Si ça marche, ce sera une première en France.''» C'était en 1994. Et ça a marché. Deux conseils généraux profitent des services d'Archimaine, bientôt cinq. La société de 30 personnes affiche un chiffre d'affaires de 1,5 million d'euros: «Encore modeste», mais qui croît de 15% par an".
Et dans son n°116 d'avril 2006, Laval-infos, l'organe officiel du système d'Aubert, écrit :
« La consultation des archives croît de manière exponentielle », a indiqué Didier Caplan. Conséquence : « Comme on ne peut pas construire des bâtiments pour accueillir tous les curieux – ça coûterait trop cher ! –, il faut utiliser les écrans…»
Anber et contre tout...
Après l'ancien premier adjoint embauché par l'agglomération, les enfants d'élus recrutés à la Ville, le recours à son adjointe comme architecte d'un chantier interrompu récemment par le Ministère de la Justice, on voit bien que l'état calamiteux des finances municipales n'empêche pas d'Aubert de faire de beaux gestes envers ses amis et son entourage. Car si la Ville paye plein pot depuis le 1er juillet 2006, ce n'est que
ces derniers jours (fin juillet 2007) que les travaux d'aménagement indispensables ont enfin commencé pour les futures archives municipales, et le loyer a donc été payé sans contrepartie visible pendant plus d'un an. Et ça continue, car le déménagement n'est pas pour tout de suite...
Mais ce n'est pas tout : ces travaux sont en fait financés par la Ville, dans un local ne lui appartenant pas et qui resteront donc la propriété de la SCI Anber - Caplan au bout des 10 années du bail restant à courir.
La Ville n'était-elle pas en droit de signer une location pour un local immédiatement opérationnel ? Et ne valait-il pas mieux être propriétaire pour un tel service durable ?