Blog du syndicat FO des municipaux de Laval
Chacun peut le constater, le LAM…, comme son avatar le FILM, sont devenus la voix de son maître. En plaçant à la tête de la communication interne la responsable des jeunes de l'UMP, Monsieur d'Aubert ne prenait pas beaucoup de risque de voir se maintenir l'esprit libre du Laval Municipaux que nous avons connu ces dernières années.
Prenons l'exemple du dernier numéro (n° 95 de mars, avril 2007) :
La présentation de la DRH est certes sympathique, mais elle ne traduit pas, loin de là, les préoccupations et les soucis quotidiens des agents qui y travaillent.
L'expression syndicale, quand elle n'est pas censurée, est écrite en tout petit, sans titre en gras, quitte à laisser un blanc s'il reste de la place plutôt que de favoriser la mise en page.
Des campagnes hygiènistes (lutte contre le tabac et l'alcool…) avec recours à des arguments et des images du XIXème siècle : ils n'ont pas évolué…
L'article "Evénement" traite de l'évaluation, avec des interviews particulièrement complaisants qui tendraient à faire croire que tout va bien, que les agents adhèrent au système, qu'elle s'est déroulée dans un climat "serein" etc…
Vos organisations syndicales savent bien qu'il n'en est rien, que
beaucoup d'agents sont démotivés, découragés, parfois même écoeurés. Ils subissent au quotidien le manque de moyens, la honte de conduire des véhicules pourris, le patrimoine communal délaissé, les ordres et contre-ordres, l'absence de programmation. Ils voient ces véhicules neufs, loués à grand frais pour une poignée de dirigeants dociles, qui roulent en vacance aux frais du contribuable.
Le réconfort leur vient du public, des jeunes qu'ils côtoient, des enfants et des personnes âgées dont ils s'occupent, des entrepreneurs qu'ils rencontrent, des fonctionnaires de l'état avec lesquels ils travaillent.
Avec l'évaluation, ils ont bien compris qu'ils n'auront pas un centime de plus, alors que le conseil municipal a récemment voté une augmentation exorbitante au Directeur Général des Services (équivalent à la moitié du salaire d'un agent, ou même au salaire complet d'un agent à temps incomplet !).
Tout cela, le LAM… n'en parle pas.
En fait, le LAM… n'est pas le journal des employés municipaux de la mairie de Laval, mais l'outil de propagande de Monsieur d'Aubert en direction des employés municipaux.
Pour qui nous prend-il ?
Maintenant, à vous la parole, sur ce blog, espace de liberté !
Utilisez la rubrique "commentaires", avec votre pseudo, pour dire poliment mais fermement ce que vous avez sur le cœur !