Blog du syndicat FO des municipaux de Laval
La gestion d'Aubert est de nouveau sévèrement épinglée en cet été 2006. La population s'insurge contre le manque de toilettes publiques et la saleté de celles, "à L'été 2005 avait vu le désastre de la politique culturelle : la fermeture de la chapelle St-Julien et de son exposition pour cause de chute de pierres, puis l'invasion de morpions et de poux au musée du Vieux château, entraînant également sa fermeture et celle de la biennale. Un dossier bien emm… En cet été 2006, c'est les toilettes publiques qui sont en cause, un équipement dont les lavallois et les touristes auraient bien besoin chaque jour, ce qui la fout mal pour une équipe municipale baptisée "Laval au quotidien". Après les poux et les morpions, l Les toilettes publiques place du Jet d'eau sont en dérangement depuis un mois. Difficile pour les femmes de trouver des petits coins, propres de surcroît. « Maman, j'ai envie de faire pipi », réclame le petit Nicolas âgé de trois ans à sa mère Magali. Elle est bien embêtée car au parking du Britais, derrière la rue du Général-De-Gaulle, les toilettes publiques sont fermées. En centre-ville, il s'avère difficile pour les femmes, les enfants, ou les personnes âgées de trouver des W-C ouverts, et propres. Jacky et Isabelle viennent de Fougères et se retrouvent eux aussi devant la porte close du Britais. « On préférerait à la limite qu'elles soient payantes plutôt que publiques et fermées. » Cela fait près de « trois semaines qu'elles sont en panne », précise un employé municipal. « On attend une pièce pour les réparer. » Derrière la place du Jet d'eau, la baraque verte qui abrite un W-C public est quant à elle barricadée depuis un mois, à la suite d'un incendie volontaire. « Ils étaient neufs, avec nettoyage automatique, et même un robinet pour se rafraîchir. Ces toilettes dépannaient bien », regrette Sylvie (1) qui déjeune dans le parc voisin. Ce n'est que depuis vendredi que la mairie a fait installer « des toilettes chimiques, en attendant l'expertise de l'assurance, et la réfection », précise Roland Houdiard, premier adjoint. Toutefois, jusqu'à lundi, le cabinet pour femme était encore fermé avec un cadenas. Pendant un mois, les femmes étaient bien embêtées. Les hommes eux ne se gênaient pas. Monique tient la sandwicherie « la Fringale », au square Foch, et a pâti de l'absence de toilette en centre-ville. « Les personnes âgées, et les parents qui accompagnent leurs enfants au manège viennent se plaindre. En plus, les gens font leurs besoins dans le parc derrière ma boutique, on y retrouve du papier toilette. » Propreté douteuse Bref recensement des autres « petits coins » lavallois. Hormis une seule toilette payante à la médiapôle, on trouve principalement des urinoirs, à l'hygiène plus que douteuse. Pour Isabelle, qui court régulièrement le long de la Mayenne, « il est difficile de faire une pause en centre-ville si besoin est ». Quai Paul-Boudet, se situent des urinoirs en fer forgé, négligés. Sur l'autre rive, quai d'Avesnières, des toilettes turques à l'arrière de l'écluse, sont aussi à la disposition du public. La propreté n'est pas au rendez-vous. Du coup, il ne reste qu'à se rabattre sur les toilettes du square de Boston. « Ce lieu est complètement abject », confient les boulistes, une trentaine à jouer tous les jours de 14 h à 19 h. « On voit régulièrement les touristes rebrousser chemin face à l'état de ces toilettes publiques. L'an passé, on les a montrées au maire. Un projet de réaménagement du square serait à l'étude, on espère que les toilettes en font partie. » La situation est similaire près du tribunal, place Saint-Tugal, où une guérite abrite une toilette turque. Des mouches, une odeur pestilentielle qui présage d'une absence prolongée de nettoyage. Question hygiène, le passage d'un employé municipal est prévu quotidiennement. Mais dans certains petits endroits, c'est plus qu'un nettoyage qu'il faudrait. Le responsable du patrimoine voulait récemment changer le nom du "Vieux Laval" : nous lui suggérons "Clochemerle", car, à Laval, le roman de Gabriel Chevallier est en train de compléter l'œuvre du père Ubu. Pas à l'aise… La lecture de cet article a fait trembler l'entourage de d'Aubert, heureusement en vacances, et a transformé quelque peu son cabinet politique en cabinet d'aisance. Tous sans-papiers ! Bien évidemment, non seulement les toilettes restantes sont peu reluisantes, mais inutile d'y chercher du papier… C'est un luxe que la ville ne peut offrir. Faut pas pousser !!! Les lavallois se souviennent que les toilettes publiques municipales, installées à l'époque sous la gare des TUL, étaient ouvertes 7 jours sur 7, gardées et nettoyées en permanence par une employée municipale (il y avait même une pancarte "pourboire interdit"). A leur départ en retraites, les postes des "dames pipi" ont été supprimés, et les toilettes publiques ont été remplacées par de l'automatique. Voilà des économies bien peu avisées, qui démentent le dicton que "l'argent n'a pas d'odeur". Même en ces lieux, un peu de présence humaine est pourtant bien appréciée… Il s'agit là d'un service public de base qu'une municipalité a le devoir de maintenir : c'est le moindre des respects pour les administrés. L'explication ? En fait, Laval se veut la capitale mondiale de la "réalité virtuelle" : pour les toilettes publiques, c'est une réussite…
l'ancienne", qui existent encore.
es mouches…
Ouest France a publié une enquête particulièrement "fouillée" dans son édition du 9 août, interrogeant des usagers désemparés, des commerçants "emmerdés", et décrivant des jardins publics transformés en petits coins improvisés :