Blog du syndicat FO des municipaux de Laval
ça continuera à rouler pour lui,
d'Aubert a déjà préparé son après-Laval...
François d'Aubert a d'ores-et-déjà organisé sa vie "100 % Paris" pour l'après élection. Fin connaisseur de la politique, et notamment de la vie politique locale, il sait que les résultats des 4 derniers scrutins à Laval (régionales et cantonales 2004, présidentielles et législatives de 2007) lui laissent peu d'espoir, alors même que le vote sanction se prépare contre Nicolas Sarkozy et ses équipes.
Pour le logement, pas de problème. François d'Aubert n'a pas vraiment de logement à Laval. Le 3 rue des serruriers est dans un triste état et n'est jamais ouvert.
Et de toute façon, toute sa petite famille vit à Paris.
Mais se posait le problème du véhicule. Ces derniers jours, n'ayant pas le droit d'utiliser les véhicules municipaux pour sa campagne, surtout depuis que le Vecteur Libre et Indépendant a installé "l'Observatoire de la neutralité de l'administration municipale de Laval", d'Aubert a rapatrié une voiture de Paris (Peugeot 307) qu'il a fait immatriculer à Laval, mais sur laquelle il a oublié d'enlever l'autocollant des parkings de la capitale…
Cela dit, c'est d'une voiture de fonction qu'il va vouloir continuer d'avoir l'usage, avec chauffeur. Il tient à son standing. Ne plus avoir ce type d'avantage lui donnerait l'impression de ne plus exister.
Alors, il vient discrètement d'en faire louer une par les contribuables au titre de son activité de Président de la Cité des Sciences de La Villette. Les syndicats de cet établissement public ont révélé le pot aux roses. Voici le texte du syndicat SUD de La Villette rendant comptes des questions à ce sujet des délégués du personnel :
| Question 7 : véhicules de la Cité Lu dans la revue “Capital” n°196 de janvier 2008: « Pour ce petit mi-temps, il [le président de la cité des sciences François d’Aubert] touche quand même 7 000 euros par mois avec une Laguna de fonction toute neuve et chauffeur ». Alors, qui dit la vérité? voiture ou pas voiture ? |
Battu, d'Aubert continuera son activité à Paris, avec les mêmes méthodes, les mêmes conflits sociaux (ainsi le mouvement actuel pour sauver l'emploi d'un agent à La Villette). Il laissera derrière lui ceux qui ont cru en lui, se sont un peu trop mouillés, et n'auront pas forcément les même facilités pour rebondir…