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Le Système est mort le 9 mars 2008
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Mercredi 24 juin 2009
Sarkozy vient, lui aussi, de refondre son organigramme. Après avoir créé un sous-ministère croupion de la fonction publique, rattaché au ministre du budget, une nouvelle étape vient d'être franchie avec la suppression pure et simple de cet appendice devenu inutile...

Il est vrai que le pauvre Santini (feu Sous-Ministre de la Fonction Publique) traînait beaucoup de casseroles, qu'il n'était plus guère présentable, que l'histoire ne retiendra strictement rien de son action ministérielle et, enfin, qu'il était bien meilleur et drôle dans son action de président fondateur du club des parlementaires fumeurs de havanes...

Désormais, c'est Woerth, le ministre du budget, ce sinistre comptable, qui gèrera seul les questions relatives aux personnels qui servent dans les trois fonctions publiques.

Quel cynisme et quel mépris affichés à l'égard des 5 millions de fonctionnaires !!! Même pas un sous-ministre !!!

Mais ceci résulte logiquement du contenu même  de la politique gouvernementale en cette matière. Elle se réduit désormais à une simple équation financière. Sarkozy l'a d'ailleurs rappelé lors de son discours devant le congrès réuni à Versailles : " Nous ne reculerons pas sur la règle du non remplacement d’un départ sur deux à la retraite dans la fonction publique. Non pour des raisons idéologiques mais parce que c’est une condition de l’efficacité de notre administration et de l’amélioration des conditions de vie et de carrière de nos fonctionnaires...".

C'est très clair : ce gouvernement a une vision purement comptable et financière de la gestion de ses propres agents. En nous tous, il ne voit qu'une armée de boulets qu'il traîne (la "Masse Salariale", comme ils aiment à dire... ), et dont il faut se débarrasser au plus vite. Pour faire cela, et rien que cela, il n'est point nécessaire de maintenir un ministère fantôme, une annexe du Budget, dont l'autonomie était devenue nulle et l'action insignifiante.

Comme l'indique l'article du Monde du 24 juin 2009 (reproduit ci-dessous), cette disparition du ministère de la Fonction Publique est une première depuis 1958 !

Malheureusement, et c'est assez consternant, cette vision financière et comptable, étriquée, moisie et  rabougrie, est partagée par bien des émules et là où, précisémment, il était légitime d'espérer une plus grande imagination, un plus grand discernement et le retour à des valeurs fondamentales dont l'indépendance et la primauté absolue de la fonction personnel par rapport à la fonction financière....

Et oui, hélas, trois fois hélas, la Ville de Laval s'est elle-même fourvoyée en reconduisant dans sa propre organisation ce schéma monstrueux, en reprenant à son compte la création du fameux "pôle ressources",  dont la paternité revient au tandem "D'Aubert-Delory".

Le maintien de cette organisation malsaine et perverse, contraire à tous nos principes fondamentaux, annexant la gestion du personnel aux finances, a conduit notre organisation syndicale à s'abstenir sur le projet d'organigramme présenté par la municipalité.

De plus, la municipalité a signifié son attachement à ce "pôle ressource" en lançant le recrutement d'un "administrateur" pour le diriger, soit au niveau du plus haut grade de la fonction publique territoriale !!!

Nous reproduisons ci dessous deux articles de presse consacrés à la disparition du ministère de la Fonction Publique.

Le Monde du 24 juin 2008.

Disparition du secrétariat à la Fonction publique : une première depuis 1958.

           

La disparition du secrétariat d'Etat à la Fonction publique, à l'occasion du remaniement ministériel mardi, est une première depuis au moins 1958, selon la CGT, et a suscité mercredi la préoccupation de la CFTC et l'inquiétude de la FSU.

 

"Depuis 1958, dans la Vème république, il y avait toujours eu au moins un ministre ou un secrétaire d'Etat à la Fonction publique. C'est un geste lourd de signification", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de l'union générale des fonctionnaires CGT Jean-Marc Canon.

 

"Cette disparition montre que la fonction publique n'est plus vue que sous l'angle macro-économique, uniquement sous la forme de contraintes financières et comptables (...) les effectifs de fonctionnaires devenant une simple variable d'ajustement", a ajouté M. Canon.

 

Le remaniement a "eu pour conséquence la disparition non seulement du secrétaire d'Etat à la Fonction publique (André Santini, NDLR) mais du secrétariat d'Etat lui-même", a également relevé la FSU dans un communiqué mercredi.

 

"Eric Woerth est désormais seul en charge du Budget, des Comptes publics, de la Fonction Publique et de la réforme de l'Etat. Cette décision passée quasi inaperçue est une première depuis des dizaines d'années : désormais les fonctionnaires n'auront plus comme interlocuteur un ministre ou un secrétaire d'Etat en charge exclusive de la Fonction Publique", ajoute le communiqué.

 

Cette décision "implique une conception dangereuse de l'organisation de l'Etat où les valeurs et les principes de la fonction publique ne seront plus portés par un ministre spécifique mais risquent d'être subordonnés uniquement aux choix budgétaires", estime la FSU.

 

"Dans une période où la Fonction publique est attaquée de toutes parts dans ses fondements mêmes, la FSU exprime sa plus vive inquiétude face à la situation ainsi créée en catimini", conclut le communiqué.

 

La CFTC-FAE affirme dans un autre communiqué qu'elle "regrette la suppression du Secrétariat d'Etat à la Fonction Publique".

 

Cette suppression est "préoccupante, et souhaite qu'elle ne traduise pas un moindre intérêt pour les questions touchant à la fonction publique", estime le syndicat.

 

La FSU, essentiellement présente dans l'enseignement, a recueilli 11,1% des voix aux élections professionnelles dans l'ensemble des trois fonctions publiques (d'Etat, hospitalière et territoriale) et la CFTC 3,3%. La CGT est le premier syndicat, avec 23,4% des voix.

 

 

L'express Blog du 24 juin 2009

Thomas Bronnec

La Fonction publique, victime du remaniement

 

C'est peut-être le premier couac du nouveau Bercy : le départ d'André Santini, qui a entraîné la disparition pure et simple du secrétariat d'Etat à la Fonction publique. Ce dossier sera directement géré par un Eric Woerth explicitement affublé d'une triple casquette - Comptes publics, Fonction publique et Réforme de l'Etat. C'est la première fois depuis plus de vingt ans que personne ne s'occupera, à temps plein, des agents de l'Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales. "C'est vrai qu'on a été surpris, confie-t-on d'ailleurs au cabinet d'Eric Woerth, et qu'il risque d'y avoir parfois un problème de représentation car l'agenda du ministre est très chargé".

 

C'est aussi l'une des inquiétudes des syndicats. "Nous représentons quand même cinq millions d'agents, me confie Brigitte Jumel, secrétaire générale de la CFDT fonctionnaires, cela nous donne  le droit d'avoir un interlocuteur disponible. Mais surtout, regrouper encore plus toutes ces thématiques autour du Budget implique une vision strictement comptable de la fonction publique, qui risque d'accélérer la baisse des effectifs, sans réflexion sur les missions".

 

Les organisations syndicales devraient diffuser leurs communiqués ce soir, pour faire part de leurs interrogations, avant d'en parler directement demain à Eric Woerth à l'occasion du rendez-vous sur les négociations salariales, qui démarre à 9h à Bercy.



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Mardi 9 juin 2009

 

Un même patron, 2 régimes indemnitaires !

 

 

Le Vecteur Libre et indépendant vous présente aujourd'hui un dossier explosif !

 

Au terme de notre longue enquête, voici les preuves que l'iniquité s'est installée, au fil de ces dernières années, au sein des régimes indemnitaires en vigueur à la Ville-CCAS et à l'Agglomération.

 

Rappelons tout d'abord l'engagement solennel du maintien des avantages acquis lors des mutations d'agents au fil des transferts successifs de compétences entre la Ville et l'intercommunalité.

 

Rappelons aussi l'engagement solennel du maintien absolu de la parité entre les rémunérations des agents de ces 2 collectivités.

 

Ces 2 engagements auraient d'autant plus été faciles à tenir que depuis toujours, le maire de Laval est aussi le Président de l'Agglomération !

 

L'enquête approfondie du Vecteur montre, avec tout le dossier à l'appui, qu'il n'en est plus rien et que l'INIQUITĒ s'est installée ! Pire, nous avons découvert des distorsions au sein même de la Ville de Laval.

 

Force Ouvrière ouvre ce débat, exige une négociation et l'alignement intégral vers le haut !

 

 

Les principales distorsions entre la Ville et l'Agglomération

 

Pour tous les agents de catégorie B : 35 euros de plus à l'Agglo en IFTS.

  

"L'indemnité d'exercice des Missions des Préfectures" (IMP) a été attribuée aux agents du cadre d'emploi des attachés et à 1 agent du cadre d'emploi des éducateurs sportifs de l'agglomération, et les agents de la Ville en sont exclus :

Pour un attaché de la Ville : 0 euros

Pour un attaché de l'Agglo : 228,67 euros /mois

 

Pour un attaché principal de la Ville : 0 euros

Pour un attaché principal de l'Agglo : 343,01 euros /mois

 

 

Indemnité Spécifique de Service pour les contrôleurs de travaux de la Ville : 0 euros

Indemnité Spécifique de Service pour les contrôleurs de travaux de l'Agglo : 239,57 à 371,70 euros/mois

 

L'IFTS des éducateurs sportifs est de 137,48 euros à 264,11 euros/mois à la Ville, et de 517,23 euros à 564,51 euros/mois à l'Agglo.

 

Un conseiller sportif APS perçoit 195 euros /mois de plus à l'Agglo que son collègue de la Ville

 

Pour les agents de la filière technique du cadre d'emploi des ingénieurs : 30 % de plus à l'Agglo pour "l'indemnité Spécifique de Service" (ISS).

 

Pour un attaché de conservation de la Ville : entre 88,74 et 177,47 euros/mois

Pour un attaché de conservation de l'Agglo : 406,82 euros/mois !

 

 

 

Les principales distorsions internes à la Ville

 

La PSR (Prime de Service et de Rendement) des agents du cadre d'emploi des techniciens et du grade d'ingénieur subdivisionnaire n'est plus distribuée de manière égalitaire. Elle varie du simple au double, sans critères transparents : par exemple 103,87 euros/mois ou 207,73 euros/mois.

 

L'IAT (Indemnité d'Administration et Technicité) varie de 99,79 euros/mois à 183,62 euros/mois (le double) pour les agents qui participent aux illuminations de Noël (c'est Noël toute l'année !).

 

 

 

Comment sont intervenues ces dérives ?

 

Par exemple, à l'Agglo, la volonté de bien récompenser un fidèle serviteur a amené à créer l'IMP. Cette nouvelle étant connue, les autres agents ont, tout naturellement, réclamé d'en bénéficier…

 

La multiplication de demandes individuelles a conduit à des augmentations individuelles qui ont, ensuite, fait tâche d'huile.

 

C'est donc là le résultat d'une politique brouillonne, d'un dialogue social médiocre, ayant substitué le clientélisme aux règles de la négociation collective.

 

Les 2 municipalités ont leur part de responsabilité dans une situation gravement inégalitaire. Force Ouvrière exige l'ouverture rapide de négociations.

 

 

Toutes les preuves sont à votre disposition :


- tableau original des primes de la Ville de Laval transmis par l'administration,

- tableau original des primes de Laval-Agglomération,

- toutes les délibérations instituant les régimes indemnitaires en vigueur à la Ville de Laval,

- tableau comparatif établi par le Vecteur Libre et Indépendant, avec commentaires,

- tableau excel établi par le Vecteur Libre et Indépendant présentant toutes les primes distribuées à la Ville de Laval et à Laval-Agglomération,

- Guides des primes 2008 de la revue "La Gazette des Communes".


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Jeudi 4 juin 2009

Au début, comme toujours, il y eut des bonnes résolutions…

 


«Respect»…, «Transparence»…, «Mobilité volontaire»…, «Développer les parcours professionnels»…, «Respect des règles»…, «Appels à candidatures»…, «Charte du dialogue social»…..

 


Tels étaient, en effet, les maîtres mots de la nouvelle municipalité dès le lendemain de son élection.

 

15 mois après, qu’en est-il au moment où se sont tenues les commissions paritaires pour les avancements de grade et où vient de se mettre en place une nouvelle organisation, le tout avec une kyrielle d’ouvertures de postes ?

 

Bienvenue à la Société Anonyme...

L'organigramme vient d'être diffusé à tous les agents dans le bulletin de paye. Aucun nom. Beaucoup d'agents s'en étonnent.


Loin des yeux, loin du cœur…

 
Pour les avancements de grade, que constatons-nous ?

 

De nombreux collègues méritants sont restés sur le carreau. Pour l’accès à la catégorie B de la filière administrative à la promotion interne, la secrétaire de l’adjoint au maire en charge du personnel et du premier adjoint a eu la préférence. Sous d’Aubert, ce fut la secrétaire du Directeur Général des Services : bien évidemment, leurs qualités personnelles et professionnelles ne sont pas en cause, mais des collègues tout aussi méritants et plus anciens, ont été écartés.

 


Passe ton Bac d’abord…

 

D'autres collègues, très anciens dans leur grade et qui se voyaient bloqués pour toute évolution de carrière par le statut depuis une quinzaine d’année s n’ont pas pu bénéficier des modifications statutaires introduites par la réforme de la fonction publique de 2007. Ils se sont vu opposer un refus sur le motif qu’ils n’avaient pas "fait leurs preuves dans la nouvelle organisation" qui n’était pas encore en place... et alors même qu'il n'y avait là aucune incidence financière immédiate pour la Ville.

 

 

D’autres collègues se sont vus refuser un avancement de grade au prétexte qu’ils n’occupaient pas un poste correspondant au grade, mais, et c’est une première, il est depuis peu toléré qu’une directrice territoriale (de catégorie A) fasse le travail d’un agent de catégorie C…

 


Le jeu des chaises musicales…

 


Pour les recrutements, les annonces fleurissent.

 

Nous avons recensé 35 postes créés ou mis en circulation ces dernières semaines.


 

Certains ont fait l’objet d’une publicité uniquement pour la forme et pour faire illusion, d’autres ont donné lieu à des parodies de jury, puisque nous étions en mesure de donner le nom du gagnant par avance. Dans 3 cas, les agents ont refusé vigoureusement le poste qui leur était vivement suggéré.


Avant même les publications de vacance, la plupart de ces postes étaient donc déjà pourvus. Pour 3 recrutements, il n’y a même pas eu de publicité.

 


Une collègue contrainte de postuler sur son propre poste !

 


Un cas mérite une particulière attention : c’est celui de la chargée des jumelages. En fonction depuis 10 ans, c’est incidemment qu’elle a appris que son poste faisait l’objet d’un appel à candidatures ! Plusieurs collègues ont immédiatement renoncé à s’y présenter par délicatesse. Vous-même, que penseriez vous si vous découvriez une annonce offrant votre propre poste aux autres agents ? Dans ce cas précis, elle s’est révélée être la meilleure devant le jury où elle a disposé de 10 minutes pour démontrer la motivation qui est la sienne depuis 10 ans. Mais la municipalité traîne des pieds pour lui annoncer son "nouveau recrutement" et semble même avoir envisagé, un temps,  de convoquer un second jury, prolongeant d'autant l'attente et la cruauté de la situation. 3 mois après le jury, elle n'a toujours pas reçu de réponse. Voilà une manifestation concrète du «Respect» de M. Garot.


Départ attendu...

Dans un service, le départ d'une collègue est attendu avec impatience, et certains se sont déjà répartis ses responsabilités... ça fait toujours plaisir !


Pas d'enthousiasme particulier...

On peut mesurer l'enthousiasme d'une nomination obligée à l'empressement avec lequel M. Garot met en place les nouvelles responsabilités. Certains, bien en cours, ont vu une envolée de notes de service pour les introniser. Ils ont même eu droit à leur photo dans la presse. D'autres ont attendu l'arme au pied qu'on leur donne le feu vert...

Même sentiment dans les courriers de nomination. Certains sont tellement laconiques, voire signés après la date d'effet, que manifestement ça les emm...


Cher, chère...

Dès son arrivée, M. Garot a voulu que les services adoptent la formule "Cher Monsieur" ou "Chère Madame" auprès des administrés. Pas de problème, si ça peut fluidifier les relations avec les contribuables... Mais le personnel, lui , échappe à cette formulation.
Bien mieux, une collègue a reçu une lettre personnelle avec la mention "Madame, Monsieur" !


Bien mieux que les emplois statutaires «prêt-à-porter» , les emplois «ajustés sur mesure»…

 

La tentative de nomination d’un « Directeur Général Délégué » mérite d’être contée.

 


Le 20 janvier 2009, le Directeur Général des Services diffusait à l’ensemble des services une simple note annonçant la nomination d’un collègue aux fonctions de « Directeur Général Délégué » en charge du « pôle ressources ». Par sa rédaction quelque peu étrange, cette note attira l’attention des organisations syndicales car cette fonction de «Directeur Général Délégué» n’existe pas dans le statut de la fonction publique territoriale. Seul un fonctionnaire titulaire remplissant des conditions de grade très précises peut être détaché pour occuper l’emploi fonctionnel de «Directeur Général Adjoint». Les agents contractuels ne peuvent occuper l’emploi fonctionnel de «Directeur Général Adjoint» que dans les communes de plus de 150 000 habitants. Manifestement le maire joue sur les mots en parlant de «délégué» au lieu du terme «adjoint».

Des organisations syndicales ont réagi et demandé la communication des pièces obligatoires :

- Publication de vacance de poste,

- Appels à candidatures,

- Liste des candidats,

- Date du jury.


Par lettre du 4 février 2009, l’adjoint au maire délégué au personnel leur répondait en reconnaissant l’impossibilité de nommer un agent contractuel sur un emploi fonctionnel de « Directeur Général Adjoint ». Il annonçait le lancement prochain d’une publicité et précisait que l’agent n’était pas recruté mais juste chargé d’une "mission de préparation et de coordination". C’est t
out naturellement que les syndicats ont demandé la publication d’une note rectificative diffusée à l’ ensemble des destinataires de la note du directeur général des services. A ce jour, aucune note rectificative n’a été diffusée dans les services. Et le conseil municipal du 30 mars 2009 a approuvé la création exotique du poste bidon, et interdit par le statut, de "Directeur Général Délégué " (lire la délibération).

L'annonce de recrutement a été publiée au grade d'administrateur ou administrateur hors classe. Mais il n'en existe pas à la Ville, et le seul poste vacant a soigneusement été supprimé lors du "nettoyage" du tableau des emplois, lors du conseil municipal du 8 décembre 2008. La municipalité déclare, un sourire en coin, qu'elle espère "qu'un fonctionnaire titulaire postulera" : pas de danger, il n'y en a pas à ce grade. Le nom du futur contractuel est connu (paraît même qu'il est déjà en poste...). Mais calculé sur la base du grade d'administrateur, le salaire sera très conséquent.

 
Un autre exemple, tout aussi caricatural, illustre ces libéralités. Le départ d’Annabelle, chargée de la communication de Laval Agglomération, a donné lieu à un appel à candidature auquel ont répondu des fonctionnaires titulaires. En fait, une nouvelle fois, l’affaire était réglée d’avance et c’est un agent contractuel qui, sans vergogne, a pris le poste avant même la date limite de dépôt des candidatures. Une organisation syndicale a demandé la communication de l’ensemble des pièces relatives à ce recrutement : une affaire à suivre…

 


Des emplois fonctionnels par tacite reconduction…

 


Bénéficiant bizarrement du silence complice de la préfecture et du Trésorier Payeur Général, la municipalité a laissé se perpétuer deux emplois fonctionnels qui sont arrivés, et ce depuis plusieurs mois, à l’échéance de la durée de détachement qui est limitée à 5 années. Ces deux emplois n’ont pas donné lieu à la procédure de renouvellement, plaçant les agents qui les occupent dans une situation de fait dépourvue de toute base légale.

 


Concours de circonstances…

 


Le concours est le socle de la fonction publique républicaine : correction anonyme des épreuves, stricte égalité des candidats pour l’accès à l’emploi public. C’est une prévention efficace contre le népotisme, le clientélisme, les modes de recrutements en réseaux affinitaires…

 

On a l’habitude de dire que c’est le moyen de rentrer par « la grande porte ». A la mairie de Laval, c’est manifestement le moyen de prendre la porte dans l’autre sens, celui de la sortie…

 

La municipalité a clairement fait entendre que les agents qui réussissaient un concours avaient peu de chances d’être nommés, et devraient donc aller voir ailleurs. C’est donc cela « la mobilité volontaire » ? la Mayenne compte-t-elle trop d’habitants ? Et la famille des agents, dans tout çà ?

 

La manifestation de ces pratiques intervient dans un mauvais climat général des services municipaux et communautaires :

 


- Démotivation,

- Imprécision et confusion des missions et procédures,

- Absence de transparence et d’information,

- Défiance de certains élus vis-à-vis des services.


Après 15 mois d’exercice du pouvoir, l’inélégance a remplacé la promesse de respect, le copinage la promesse d’impartialité, le bricolage la promesse solennelle du respect des règles.

Au train où ça va , Ségolène va se sentir obligée de nous présenter des excuses...
 


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Dimanche 29 mars 2009
Un collectif de citoyens lavallois et de partis de gauche a lancé une grande pétition "Non à l'augmentation des impôts locaux".

Ce comité a pour objectif "l'annulation de la hausse de 26 % de la taxe d'habitation et de la taxe foncière par le moyen de l'annulation des intérêts et des pénalités indus réclamés par les banques à la ville et réalisés en accordant des "crédits toxiques" qui ne sont que des outils spéculatifs."

Ce collectif a rencontré le maire de Laval le 13 mars 2009. Le collectif souhaitait notamment que M. Garot s'associe à la démarche entreprise par son collègue Maurice Vincent, maire PS de Saint Etienne, qui, confronté à une situation semblable, envisage d'aller devant les tribunaux pour obtenir l'annulation de ces crédits toxiques (voir article de presse).


Le Vecteur Libre rend public l'intégralité du contenu du  compte rendu de  cette rencontre, établi par le collectif lavallois.

Il en ressort qu'il est manifeste que le maire exonère un peu facilement les banques ayant proposé ces crédits toxiques de leurs responsabilités dans la situation financière tendue que connaît la Ville de Laval.

Son analyse des causes de la dette est la suivante :

"Le maire reprendra l'argumentation qu'il a maintes fois développée dans les organes de presse (responsabilité de la municipalité précédente sur l'aggravation de la dette de la ville, explosion des frais de fonctionnement de + 2,5 millions d'euros entre 2006 et 2008, primes versées aux agents, augmentation des subventions aux associations, étalement de la dette en contractant des prêts à taux structurés exposant la Ville à un retournement de conjoncture)"

Sur la question de l'importance des prêts toxiques, il indique :

"J'ai cherché toutes les solutions pour éviter ce "crève coeur" qu'est pour moi l'augmentation de 26 %, contraire à mes promesses de campagne, mais aucune solution crédible n'a été dégagée.
Je m'emploie à renégocier les prêts pour "sécuriser" la dette.
J'ai fait le choix de consacrer mon énergie sur des projets porteurs pour la ville plutôt que d'engager une démarche près de la préfecture en entamant un combat que je ne vois pas gagnant.
Mon collègue de Saint Etienne n'est pas au bout de ses peines.
L'effacement des pénalités auquel je ne crois pas ne changerait guère la situation.
Pour moi l'urgent est de sortir la ville de la zone rouge.
"

Le maire de Laval en vient ensuite aux mesures qui lui permettraient de sortir du rouge. Il détaille le contenu de son "plan de redressement" et notamment :

"- Maîtrise de la masse salariale et de toutes les charges. Le maire expose qu'il passe son temps à dire Non. Pour exemple, il indique que le matin même, il vient de refuser le retour à temps plein d'une employée municipale à 90 %."

Enfin, nous avons pu relever à la lecture de ce compte rendu que le maire avait découvert la situation financière de la ville avec la publication du dernier rapport de la chambre régionale des comptes.

On perçoit désormais mieux l'analyse qui est faite par la municipalité sur la situation financière. Il est clair que, pour elle, la variable d'ajustement essentielle sera le personnel municipal, la "masse salariale" comme ils dénomment les fonctionnaires municipaux. L'Audit financier, du moins tel qu'il a été publié, était étrangement muet sur cette question et l'on voit désormais se dessiner, par petites touches, la politique que va conduire la municipalité.

Dans le bulletin municipal, "Laval la Ville" n°6 de février-mars 2009 page 12, la municipalité commente son budget (avec, nous semble-t-il, une pointe de désolation concernant les salaires) :

"L'objectif pour 2009 est de diminuer de 4% l'ensemble des dépenses dites "charges à caractère général".
"Chaque euro dépensé doit être un euro utile pour notre ville". C'est un effort sans précédent qui est mené. Chaque poste a été passé au peigne fin pour éviter toute forme de gaspillage.
Au total, les dépenses de fonctionnement évoluent + 1,4% en 2009 ( contre + 4,3% en 2007). Une augmentation qui intègre la hausse des salaires décidée par l’État (+ 2%) et l’effort réalisé en direction des associations...
".


La modique hausse accordée par le gouvernement Sarkozy n'est que de 0,8% auquel s'ajoute le GVT (promotion, avancements, ancienneté...), si modique qu'aucun syndicat n'a signé le projet d'accord. La municipalité de Laval a l'air de trouver que c'est encore de trop !!!


Rappelons que l'essentiel des augmentations de salaires réalisées en 2007 et 2008, donc sous M. d'Aubert, ne résultait que de l'application de mesures statutaires nationales (restructuration de la carrière de catégorie C, amélioration des carrières de la catégorie B...), comme le Vecteur l'avait d'ailleurs rappelé dans un article du 3 octobre 2008, intitulé "les bons comptes et les bons amis...".
M. d'Aubert avait également répondu favorablement à une demande unanime des organisations syndicales pour l'augmentation du régime indemnitaire de la seule catégorie C (les agents les plus modestes) à hauteur de 30 euros par mois.


Quel paradoxe ! d'Aubert a maintes fois dénoncé l'attitude des banques, notamment le Crédit Lyonnais, écrivant des livres contre "l'argent sale".
M. Garot refuse, pour sa part, de s'associer à un collectif lavallois pour dénoncer l'attitude des banques, qui pénalisent les contribuables de notre ville, alors même qu'elles sont renflouées par de l'argent public !

Enfin, il convient de mettre un terme à une légende : M. Garot était parfaitement informé de la situation des finances de la ville, malgré l'opacité. De nombreux acteurs de la vie municipale l'avaient alerté.
Dès 2003, le Vecteur avait publié un ouvrage de 45 pages intitulé "Le petit d'Aubert illustré", qui dénonçait les pratiques financières du système.

Les fonctionnaires de la ville de Laval, pour beaucoup également contribuables dans notre ville, n'ont pas l'intention d'être la variable d'ajustement des finances municipales, et de payer l'addition à la place des banksters !



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Samedi 10 janvier 2009

Le dimanche doit être préservé pour la vie de famille, la vie associative, le sport, la culture…

 

Guillaume Garot avait pris position contre les ouvertures des commerces le dimanche lors de la campagne électorale des municipales.

 

Récemment encore, il écrivait dans Ouest France du 13 décembre 2008 :

 

"Guillaume Garot s'oppose à la libéralisation du travail dominical. Une double erreur, selon lui. Economique d'abord : ouvrir le dimanche ne relancera pas le pouvoir d'achat ni la consommation, pas plus que la croissance… Erreur sociale surtout : généraliser le travail le dimanche, c'est le symbole d'une société où le commerce et la consommation dominent toute la vie sociale. Une fois de plus, les victimes seront principalement les femmes et les travailleurs à temps partiel, dont la précarité les conduira à accepter les pires conditions de travail, et à qui il sera reproché, ensuite, de ne pas bien s'occuper de leurs enfants".

 

En sa qualité de maire de Laval, il a permis l'ouverture des commerces deux dimanches en décembre. Et pour la première fois, un maire de Laval autorise un dimanche de janvier. Les salariés des commerces devront travailler le 11 janvier 2009 !

 

Et en plus, la municipalité de gauche s'en vante : voici la publicité publiée toute cette semaine dans la presse locale, avec le logo de la mairie !!!

 
(pour agrandir, cliquez)

 

 


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