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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 12:06

Relations fonctionnaires – élus : des rôles distincts, bien définis par la loi, mais souvent confus par les pratiques locales.

 

 

Chacun à sa place !

 

 

C'est une des particularités de la Fonction Publique Territoriale (1 881 800 agents en France, 1 500 à la mairie de Laval) : le travail en commun d'élus investis par le suffrage universel et de fonctionnaires gérés par un statut.

 

societe

Les rôles sont parfaitement définis, mais des confusions s'installent fréquemment par des mauvaises pratiques individuelles ou par la mise en place de véritables "systèmes" locaux.

 

Pratiques individuelles 

L'élu peut se prendre pour un chef de service, un chef de service peut confondre ses missions avec celles de l'élu.

 

En fait, le rôle du fonctionnaire est de préparer et mettre en application les décisions prises par les élus (assemblée ou exécutif selon les cas). Et surtout, le fonctionnaire a l'obligation de mettre en garde sur les risques juridiques, et même de saisir le procureur de la République de tout fait pouvant être délictueux, conformément à l'article 40 du code de procédure pénale.

 

Véritables "Systèmes"

Cette confusion des rôles peut parfois être le fait de la mise en place, par un maire ou un président, d'un pouvoir de caractère très personnel. Dès lors, les autres élus, et notamment les adjoints ou vice-présidents, peuvent se sentir exclus d'un processus décisionnel dans lequel ils pensaient pourtant être inscrits en vertu de leur élection, puis de la délégation confiée officiellement par le chef de l'exécutif.

 

Pour ce qui est des fonctionnaires, la loi a prévu la mise en place de 2 catégories très particulières d'agents, qui prennent les commandes de l'administration territoriale le temps du mandat : les membres du Cabinet politique, et les "emplois fonctionnels". Le sort des uns et des autres est très lié au pouvoir en place. Et ce n'est pas médire que de constater chez certains une mentalité de "mercenaires".

 

agent secret022Peuvent s'y ajouter certains agents des services "communication" dont le rôle est de mettre en valeur l'action locale, c'est à dire des élus en place, et ce, sans aucun esprit critique, ce qui a amené les pouvoirs publics, avec beaucoup de sagesse, à leur refuser l'attribution de la carte de presse. Il ne faut pas confondre "information" et "communication", celle-ci étant souvent synonyme de homme-gif-008"propagande".

 

 

Et à la Ville de Laval ?

 

Beaucoup de fonctionnaires, et aussi certains élus qui osent se confier, ressentent mal le "Système" en place à la Ville de Laval.

 

bureau045  aide-a-domicile1.jpg  balayeur71


 

Ainsi, il est manifeste que le niveau d'information de nombreux élus de la majorité (ne parlons même pas des élus de l'opposition !), ces dernières années, a été très variable, selon les dossiers.

 

Et le pouvoir des membres de la Direction Générale a été clairement réaffirmé au détriment des élus, et ce par Guillaume Garot lui-même.

 Voici ce que le Vecteur Libre et Indépendant écrivait à ce sujet le 6 janvier 2011, dans son reportage sur les vœux de Guillaume Garot aux agents municipaux, en présence des élus :

 << Un couplet a été particulièrement marquant : Guillaume Garot a adressé une sévère mise en garde : "je vais être cru dans mon propos… Chacun doit être dans son rôle, les élus ne sont pas des chefs de service, et les chefs de service ne sont pas des élus. L'équilibre doit être respecté !".

De l'avis de nombreux participants aux vœux, qui commentaient lors du pot qui a suivi, compte tenu que le Cabinet politique verrouille attentivement toute expression publique des chefs de service, il apparaît clairement que sous une allure de remarque équilibrée, Guillaume Garot, en fait, faisait une sévère mise au point publique en direction de certains de ses adjoints… >>

 

Révélations, ou plutôt confirmations sur le fonctionnement de M. Boyer

Voici ce que dit de M. Boyer (Jean-Christophe) un observateur local très bien informé, Thomas H., dans le blog mayennais d'information "  leglob-journal" :

 

<< “JCB” , comme finissent par l’appeler les “modernes”, utilise souvent le “je”, et pas trop le “nous fédérateur” contrairement pourtant à ce que préconisent les leçons des experts en communication.

Jeune et dynamique - Sauf que derrière les apparences, qui sont là en raison de la représentation officielle, il se cacherait un homme très souvent décrié, « égo-centré » et que l’on décrit comme « distant, sec, souvent cassant ». C’est ce qu’avancent en tout cas les “anti” , ceux avec qui le courant ne passe pas franchement. Il suffit de poser la question et certaines langues se délient. Un temps d’ailleurs des diners d’adjointes en petit comités se seraient tenus secrètement pour échanger autour du « malaise ».

Les “anciens” comparativement aux “modernes”, celles et ceux qui ont eu « maille à partir » avec Jean-Christophe Boyer, et sont finalement belle et bien partis, ne figurant plus sur la liste, sont assez fermes sur « le bonhomme ». Et n’ont pas de mémoire courte. Il leur arrive de relater cet épisode qu’ils veulent emblématique lors d’une « réunion en interne », où le « spécialiste de la communication » aurait eu des paroles très dures et qui ont pu être ressenties comme « blessantes » envers un conseiller municipal qui insistait pour faire entendre sa point de vue sur un dossier économique. « Quand on a un mandat il faut savoir se tenir ! » abonde cet autre. >>

 

jcbOn dit souvent que M. Boyer "décide à 2 ou 3 dans son bureau". C'est désormais un constat fait par une grande partie de la population, malgré un vernis de démocratie "participative".

 

Thomas H., toujours dans "leglob-journal", décrit très précisément les pratiques de M. Boyer au sein même de sa majorité municipale :

 

<< Langage et méthode. - Sur la méthode, les réunions de travail en référence aux sommets internationaux des chefs d’États, intitulées de la lettre G et flanquées d’un chiffre en disent beaucoup racontent certains sur la prétendue « mégalomanie ». Comme par exemple G25 ou G3. Une « tactique » pour les uns qui permettrait de sélectionner les participants autorisés à assister aux dites réunions. Un système de filtre pour d’autres qui conduirait à dénoncer une information qui serait distribuée de façon parcellisée et ciblée. D’où les rancœurs et le « manque de transparence ». Comme si on décidait sans concertation.>>

 

 vote main

De fait, en matière de "démocratie participative", au cours de 2 réunions annuelles, le citoyen des quartiers aura l'impression de participer à la prise de décisions d'aménagement ou de travaux, mais à hauteur de 15 000 euros. Et quand vient le vote, les 2 ou 3 choix présentés sont amplement "suggérés" : par exemple, ce sera "jeux pour enfants" ou "toilettes publiques".

 

 

chutMais sur les dossiers importants, pas de vote de la population. Ainsi, pour le dossier de la privatisation du stationnement. Et, bizarrement, ce dossier emblématique n'est suivi, au sein de la Mairie, que par le cabinet politique ou des personnes très proches du maire. Même les services techniques ou administratifs concernés se heurtent à une véritable "omerta".

 

omeerta

 

Ce constat d'une démocratie participative minimale avait été établi par un oeil extérieur à l'été 2012. Guillaume L., étudiant de 3ème année de sciences po Rennes, avait participé à la réalisation d'un dossier avec le CEAS et publié dans "La Lettre du Céas" n°286 d'octobre 2012.


Guillaume L, dans son point de vue d'observateur qualifié, écrivait, concernant les "Assemblées de quartier" à Laval :


" Au demeurant, ces assemblées de quartier constituent une véritable tribune politique où la municipalité peut venir présenter son travail et son bilan. Quant à l'enveloppe budgétaire, force est de constater qu'elle n'offre pas un véritable pouvoir aux citoyens. Au fond, la démocratie participative ne contribue-t-elle pas parfois au renforcement du pouvoir des élus ?"

 

 

Ce pouvoir personnel ressenti par de nombreux lavallois a amené d'autres listes en présence le 23 mars, à développer largement ce thème de la participation citoyenne aux grandes décisions, prenant l'exact contre-pied de ce qui est probablement le plus grand échec de l'équipe Garot-Boyer, alors même qu'en 2008, ils en avaient fait leur étendard contre "le pouvoir personnel" de François d'Aubert, qui ne faisait d'ailleurs pas beaucoup moins que MM Garot et Boyer en ce domaine.

 

En matière d'expression démocratique, MM. Garot et Boyer auront été très frileux. Dès son élection, Guillaume Garot a supprimé la tribune mensuelle des syndicats dans le bulletin interne qui était instituée de longue date. Et il fallut 4 ans de protestations des organisations pour que celle-ci soit rétablie, en mai 2012, et 1 fois par trimestre seulement, à hauteur de 1 500 caractères.

Pour l'opposition municipale, la loi oblige la publication d'une tribune libre dans chaque numéro du bulletin. Mais très vite, les mauvaises manières de MM Garot et Boyer ont entraîné les protestations des élus de la minorité: leur tribune était systématiquement relue par avance par le Cabinet politique, et une réponse à leur position était, d'une façon ou d'une autre, publiée dans la même édition.

M. Boyer s'appuie avant tout sur une Direction Générale (il se sont baptisés le "Codir"), dont certains sont des "navetteurs", souvent très proches du Pouvoir.

 Ils n'ont manifestement pas d'état d'âme, notamment en matière de gestion du personnel. Licencier des agents précaires, et même signer  la lettre de licenciement à la place du maire, ne semble pas les émouvoir plus que cela.

Ils sont également capables, sans fierté, de se livrer à ce qui relève de la basse besogne comme venir en nombre changer les serrures du bureau d'un collègue.

 

Dans beaucoup de services municipaux, le climat est de ce fait difficile, et un mal être persistant est douloureusement ressenti par des agents.

 

Mais le fonctionnaire territorial est aussi un citoyen…

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Published by Vecteur Libre et Indépendant - dans Bougons
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commentaires

pegase 12/03/2014 16:59


Une vrai politique fondée sur la participation réelle des citoyens suppose un autre état d'esprit que celui de MM. Garot et Boyer. Ils n'ont confiance en personne, dit-on au sein des services
municipaux, et ils ont un goût très prononcé pour le secret. Les réunions de quartiers sont un service minimum, que leur prédécesseur d'Aubert faisait déjà. C'est très décevant pour une
municipalité qui prétend se référer à la gauche et à ses valeurs.

popolemploi 12/03/2014 07:21


 


Carton rouge ou lutte ouvrière, mais Boyer peut aller se rhabiller pour le 2ème tour, ce sera blanc, puisqu'il fait iune politique de droite !!!

Confidence pour confidence 11/03/2014 21:22



Voilà pourquoi je suis tenté par le vote “ Lutte Ouvrière” :

 



Soyez persuadés que ce n’est pas par conviction.
C’est le vote de la protestation et de la contestation de la protestation.



Les socialistes au pouvoir ne sont pas de gauche c’est évident.



L’ultralibéralisme, ce monde financier qui nous étouffe, non merci !


 



Quant au rouge de carton, j’ai malheureusement  bien peur qu’il soit…
Autrement dit, Je ne crois pas que la fin justifie les moyens, au contraire que les moyens employés déterminent la finalité...
LO n’est peut-être pas le mieux mais je suis certain qu’ils ne passeront pas.
Et quel courage qu’un des candidats, sur les affiches, d’avoir la franchise de sa condition, c’est-à-dire demandeur d’emploi. Toutes catégories et chiffres confondus, nous avons dans les presque
10 millions de chômeurs.
Personne ne veut avouer être demandeur d’emploi, au chômage, être un précaire…
Comme les pestiférés d’une autre époque, mieux vaut se cacher de cette honte, de cet handicap…Il y en a peut-être, sans doute, sur d’autres listes. Mais motus et bouche cousue…



En fait, j’ai l’intime conviction, que le vote de la raison raisonnable serait l’abstention.



Face à ce monde politicien de plus en plus abject, toutes couleurs confondues. Certaines étant pires que d’autres je vous l’accorde.

Nico Nak 11/03/2014 19:26


Tiré de l'Homme Révolté :


Démocratie participative en rêve 10/03/2014 22:40


 


 


Non seulement Boyer gouverne seul mais il le fait avec beaucoup de mépris 


"Désolé Monsieur Boyer mais vous êtes seulement à Laval et pas à Paris, vous nous trouvez peut-être un peu trop bouseux pour vous ......


He bien vous pouvez reprendre la route ......"