La manifestation d'un profond malaise…
Sylvie Kobdigué a démissionné du conseil municipal de Laval. Les raisons en sont professionnelles, puisqu'elle quitte le département. Mais elle a tenu à "formuler des regrets" dans Ouest France du 16 juin 2011.
Élue travailleuse, discrète et très courtoise avec les agents municipaux, Sylvie Kobdigué manifestait des convictions fortes et une réelle éthique.
C'est ainsi qu'elle vota contre la privatisation du stationnement le 17 mai 2010, faisant passer ses convictions avant la pseudo-discipline imposée par MM Garot et Boyer.
Ouest France du 16 juin 2011 explique ainsi :
"En démissionnant, Sylvie Kobdigué formule des regrets. Et tacle le maire à qui elle reproche de ne jamais avoir reçu de lettre de mission lui indiquant des orientations de travail".
Lisant cela, de nombreux agents de différents services municipaux se déclaraient spontanément dans la même situation, tant les orientations sont floues, les dossiers très longs à valider et faisant le plus souvent l'objet de non-réponses.
Ouest France poursuit :
"Elle regrette de ne pas avoir été consultée lorsque l'agglomération a mis en place une commission économie sociale et solidaire".
Là encore, de nombreux responsables de services ont le même ressenti sur bien des dossiers qu'ils découvrent parfois… dans la presse locale, ou au hasard de conversations.
En fait, d'autres élus ont aussi le sentiment que tout se décide à 2 ou 3, ce qui est très mal vécu.
Ainsi, un élu découvrait récemment un dossier qu'il était censé conduire. Un autre réclame depuis plusieurs mois une clarification de sa délégation.
Alors, Guillaume Garot risque d'avoir à redire pour d'autres ce qu'il déclare dans Ouest France en réponse à Sylvie Kobdigué : "Elle n'était pas à l'aise dans l'équipe municipale". Un constat en forme de marque de "respect", en quelque sorte...