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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 20:09

Le SYSTEME d'AUBERT et la CENSURE

       

- moins je me sens sûr, plus je les censure... 

   

La tribune de Force ouvrière a été de nouveau censurée dans le bulletin municipal interne "Laval Municipaux" (dit LAM...) du mois de novembre-décembre 2007.

 Au total, c'est une bonne quinzaine de tribunes Force Ouvrière que M. d'Aubert et les agents de son système auront censuré en 13 années de mandat. 

 Le Vecteur Libre et Indépendant est, lui même, né d'un acte de censure en 1996 opéré par Jean-Pierre Bonet, le secrétaire général des services (qui avait rêvé de devenir journaliste !). 

 Autant de bonnes raisons pour publier, aujourd'hui, une grande enquête sur François d'Aubert et la censure. 

 D'Aubert, un homme de communication... 

La "Communication" fascine François d'Aubert depuis toujours : longtemps administrateur d'Antenne 2 en sa qualité de parlementaire, il avait aussi lancé "Radio Perrine" dans les années 80, aventure dont il se vante peu aujourd'hui.

 

Un article du Monde du 3 février 1988 raconte avec précision cette épopée des ondes digne des Pieds Nickelés : ce document est extraordinaire

 

 Une tolérance à géométrie variable... 

 

 Quand il est un opposant au pouvoir en place, qu'il soit local ou national, François d'Aubert n'a pas la même attitude que lorsqu'il est lui-même au pouvoir : dans le premier cas, il est volontiers impertinent, voire insolent ; dans le second cas, il est un censeur impitoyable, qui ne tolère aucune critique.

 Chacun se souvient qu'il avait insulté le Président de la République le 1er février 1984 en l'attaquant sur son passé, ce qui lui avait valu une sanction, fait rarissime à l'Assemblée Nationale. En réaction, quelques semaines plus tard, le 1er mars 1984, il tient un meeting au parc des loges de St-Berthevin au cours duquel il proclame : 

 " Nous ne sommes pas là pour faire du cinéma mais pour témoigner de notre combat pour les libertés, notamment celle de la presse". 

 

Concurrent d'André Pinçon à la mairie de Laval où il siège alors dans l'opposition, François d'Aubert dispose gracieusement de 2 pages dans le bulletin municipal, ce qui, à l'époque, n'était pas obligatoire, mais constituait un gage de démocratie. Depuis, l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales impose une expression de l'opposition dans les bulletins des collectivités : à Laval, elle doit, sous d'Aubert, se contenter d'une ½ page. 

 Mais à l'époque, d'Aubert est si virulent que le maire en place décide de supprimer cette tribune après 3 numéros, le 16 décembre 1983. 

 D'Aubert se répand alors dans la presse contre la censure. Ainsi, le Courrier de l'Ouest du 20 décembre 1983 rapporte : 

 

"M. d'Aubert s'élève contre la suppression décidée par la majorité socialo-communiste de Laval des deux pages octroyées à l'opposition dans le bulletin municipal. Pour lui, cette décision n'est pas un hasard. On y retrouve... la volonté de museler l'opposition, le même refus du pluralisme. Après le contrôle du contenu des articles, déjà injustifiable dans un bulletin financé par tous les contribuables, c'est la censure de l'opposition, à laquelle on veut interdire de s'exprimer. Les lavallois auront compris : pour un socialiste ou un communiste, un bulletin municipal ne doit être qu'un bulletin de propagande".  

 Bien sous tous rapports...

 

La publication des rapports de la Chambre Régionale des Comptes sont également un grand moment pour apprécier sa conception de l'information à géométrie variable. Ces rapports, entre autres analyses, dénoncent, en effet, les erreurs de gestion de la municipalité en place. 

 Ces rapports doivent obligatoirement être distribués aux conseillers municipaux. Mais il est parfaitement démocratique que la population en prenne directement connaissance. 

Début 1995, alors opposant, M. d'Aubert demande à la municipalité de l'époque de le publier intégralement dans le bulletin municipal : 

 Ouest France du 2 février 1995 : 

 "François d'Aubert : "Il faut informer tous les lavallois". 

 L'information ne doit pas être seulement transmise aux conseillers municipaux, selon François d'Aubert qui a souhaité une publication in-extenso du rapport de la Chambre Régionale dans le journal "Laval, la vie".

 Extrait du Procès Verbal du conseil Municipal du 27 janvier 1995 :  

 "D'abord, une simple observation de forme : c'est un rapport qui mériterait d'être communiqué aux Lavallois. Puisque nous avons un excellent vecteur d'informations qu'est Laval la vie. Je proposerais que, dans le prochain numéro, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes soit publié in extenso, même en tout petit, afin qu'il ne devienne pas un sujet de polémique mais que les lavallois puissent être correctement informés et, pour ce faire, le meilleur moyen effectivement est de le reproduire dans le bulletin ou la revue municipale".  

 Mais en 2003, c'est lui le maire, et c'est sa propre gestion qui est sévèrement épinglée. Son opposition lui fait alors, fort logiquement, la même demande le 31 janvier 2003.  

 Il n'en a rien fait, bien au contraire. Le bulletin municipal n°79, de février 2003 n'en parle même pas. Il cite de vagues études du Point et de l'Express qui classent les villes selon divers critères souvent controversés : ainsi le faible taux de chômage (qui est en fait dû au départ massif des jeunes).  

 Heureusement,  en une étude approfondie de 45 pages intitulée "le petit d'Aubert illustré", le Vecteur Libre et Indépendant a communiqué ces rapports au monde entier, via internet.  

 La voix de son maître...

 

 

Maîtriser toute information, la domestiquer, est la spécialité de M. d'Aubert. Ainsi, pour les bulletins internes successifs de la Mairie à destination des employés municipaux. Un comité de rédaction est mis en place, mais les collègues dotés d'un esprit un peu critique en ont été soigneusement écartés. D'autres, pas forcément affidés au système, se lassent très vite. 

  

 

  Le comité de rédaction de "Services Compris", fin 1997

De même, les rédacteurs qui se succédent sont rarement des contestataires en puissance : il y a le gentil Alexandre Anquetil, neveu d'AGATHE, qui fut la sympathique animatrice de Radio-Perrine ; après un BTS communication, il avait  obtenu une licence à Sciences-Com de Nantes, école privée fondée par Philippe de Villiers. Il y a plus tard une chargée de communication particulièrement courageuse et indépendante, qui aura beaucoup à souffrir du système, Catherine Delage, et préfèrera partir après 4 années. Aujourd'hui, d'Aubert a "normalisé" l'information : la responsable de la communication interne est tout simplement une responsable départementale de l'UMP.

Pour bien comprendre l'état d'esprit de M. d'Aubert, il suffit de relire notre commentaire de l'annonce de recrutement pour le poste de rédacteur du bulletin interne lors de la création de "Services compris", en novembre 1997. 

Censure jusque dans le moindre détail...

De façon plus anecdotique, chacun se souvient que Jean-Pierre Bonet s'était fendu d'une note à tous les services afin de proscrire l'usage du terme "Centre Technique Municipal" pour désigner ce qu'il appelait "les ateliers Becquerel". Supprimer le nom, c'est déjà vouloir supprimer le service. Ce fut un échec : le terme CTM est resté dans tous les usages courants.  

 

Tous n'en meurent pas, mais tous en sont atteints...

La censure ne se limite pas à la seule mairie. Ainsi, le Comité d'Animation du Bourny (CAB), l'une des plus grosses associations de Laval, a officiellement pris position le 17 octobre 2007 pour "dénoncer la censure" dont a fait l'objet un de ses textes qui devait être publié dans le journal du quartier "Les Nouvelles". Cet article dénonçait l'inertie de la Mairie face aux inondations subies dans le quartier, et les erreurs de conceptions de certains ouvrages censés y remédier. Dans Ouest-France du 8 octobre 2007, un responsable du collectif du Bourny raconte : "Le directeur de cabinet de François d'Aubert m'a dit qu'il y avait dans notre article des choses qui déplaisaient au maire tant sur la forme que sur le fond". Et donc l'article ne paraît pas.

 

Quand j'entends le mot...

A l'inverse, il est permis d'en conclure que ce qui est publié dans la presse municipale plaît au maire. C'est sans doute le cas pour ces articles élogieux sur certains écrivains de la première moitié du XXème siècle : Alphonse de Chateaubriant, Maurras, Drieu La Rochelle, publiés dans le bulletin municipal officiel de la Ville de novembre et de décembre 2000.

 

 Des intellectuels et des anciens combattants ont vivement protesté,  s'insurgeant contre une telle apologie de ces écrivains qui furent antisémites et ont collaboré avec les nazis.

 Mais là, d'Aubert n'a pas censuré... 

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commentaires

G
DAUBERT EST UN ANCIEN MEMBRE DU CLUB DE L HORLOGE ALORS NE SOYEZ PAS ETONNE  QUE LE NAZISME CA NE LUI FAIT PAS PEUR.
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E
Les amis lavallois, un texte qui nous avait échappé...signé FRANCOIS D'AUBERT....ESPERONS QUE SON ADJOINTE BRISARD en a pris connaissance, avant de signer pour le Tribunal de Commerce...<br /> ASSEMBLÉE NATIONALECONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958DOUZIÈME LÉGISLATUREEnregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 18 décembre 2002.PROPOSITION DE LOI <br /> tendant à donner la possibilité à des associations nationales de contribuables de se constituer partie civile dans des affaires de détournement de fonds publics.(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles30 et 31 du Règlement.) <br /> PRÉSENTÉE <br /> par MM. Bernard CARAYON, Jean-Pierre ABELIN, Jean-Claude ABRIOUX, François d'AUBERT, Jean-Louis BERNARD, Marc BERNIER, Jean-Michel BERTRAND, Gabriel BIANCHERI, Étienne BLANC, Victor BRIAL, Jacques BRIAT, Bernard BROCHAND, Mme Chantal BRUNEL, MM. Pierre CARDO, Richard CAZENAVE, Jean-François CHOSSY, Louis COSYNS, Jean-Yves COUSIN, Charles COVA, Lucien DEGAUCHY, Bernard DEFLESSELLES, Patrick DELNATTE, Jean-Jacques DESCAMPS, Jean DIONIS du SÉJOUR, Jean-Pierre DOOR, Dominique DORD, Gérard DUBRAC, Nicolas DUPONT-AIGNAN, Pierre-Louis FAGNIEZ, Yannick FAVENNEC, Jean-Michel FERRAND, Alain FERRY, Jean-Claude FLORY, Philippe FOLLIOT, Jean-Michel FOURGOUS, Daniel GARD, Claude GATIGNOL, Louis GUÉDON, Guy GEOFFROY, Franck GILARD, Jean-Claude GIRAN, François GOULARD, Jean-Pierre GRAND, François GROSDIDIER, Jean-Jacques GUILLET, Pierre HELLIER, Pierre HÉRIAUD, Jean-Yves HUGON, Michel HUNAULT, Denis JACQUAT, Édouard JACQUE, Mme Maryse JOISSAINS-MASINI, MM.Jacques KOSSOWSKI, Patrick LABAUNE, Yvan LACHAUD, Jacques LAFLEUR, Jean-Christophe LAGARDE, Marc LE FUR, Jacques LEGUEN, Dominique LE MÈNER, Gérard LÉONARD, Jean-Louis LÉONARD, Édouard LEVEAU, Gérard LORGEOUX, Lionnel LUCA, Richard MALLIÉ, Thierry MARIANI, Hervé MARITON, Franck MARLIN, Jean MARSAUDON, Philippe-Armand MARTIN, Patrice MARTIN-LALANDE, Jean-Claude MATHIS, Denis MERVILLE, Pierre MICAUX, Pierre MOREL-A-L'HUISSIER, Georges MOTHRON, Jean-Pierre NICOLAS, Hervé NOVELLI, Dominique PAILLÉ, Jacques PÉLISSARD, Bernard PERRUT, Mme BérengÈre POLETTI, MM.Daniel PREVOST, Éric RAOULT, Jacques REMILLER, Marc REYMANN, Jean ROATTA, Serge ROQUES, Rudy SALLES, André SANTINI, André SAMITIER, François SCELLIER, Daniel SPAGNOU, Guy TEISSIER, Michel TERROT, Rodolphe THOMAS, Dominique TIAN, Alfred TRASSY-PAILLOGUES, Jean TIBERI, Léon VACHET, Francis VERCAMER et Michel VOISIN, <br /> Additions de signatures :M. Christian EstrosiM. Edouard CourtialM. Richard Dell'AgnolaM. Jean-Pierre DecoolM. François SauvadetM. Jean-Pierre GorgesM. Jean-Paul Garraud et Nicolas ForissierM. Jacques Masdeu-ArusMM. Manuel Aeschlimann, Gérard Cherpion, Bernard Depierre, Jean-Pierre Dupont, Maurice Giro, Claude Goasguen, Jean-Claude Guibal, Gérard Hamel, Antoine Herth, Jean-Marie Morisset, Mmes Béatrice Pavy, Valérie Pecresse, MM. Jérôme Rivière, Jean-Marie Rolland, Frédéric de Saint-Sernin et Mme Catherine VautrinM. Jérôme RivièreM. Jean-Michel CouveM. Alain MerlyMme Anne-Marie CompariniM. Eric Raoult <br />   <br /> Députés. <br /> Vie publique.EXPOSÉ DES MOTIFSMesdames, Messieurs,L'utilisation à bon escient de l'argent public et sa gestion exemplaire sont aujourd'hui plus que jamais nécessaires.La transparence des finances publiques constitue une des conditions de la disparition des détournements et du gaspillage.L'intervention d'associations nationales de défense des contribuables doit s'imposer désormais comme un des moyens d'établir cette transparence.Les détournements de fonds publics comme les gaspillages portant atteinte directe aux intérêts des contribuables, les associations nationales de défense et d'information des contribuables doivent voir leur intérêt à agir reconnu lors de plaintes et de constitutions de partie civile dans des affaires de détournement de fonds publics et de corruption.L'agrément serait accordé aux seules associations nationales ayant au moins cinq années d'existence continue, et cela pour ne pas multiplier inutilement les intervenants et s'assurer de leur aptitude à veiller à la bonne gestion des deniers publics.C'est le sens de la présente proposition de loi.PROPOSITION DE LOIArticle uniqueIl est inséré, après l'article 2-13 du code de procédure pénale, un article 2-14 ainsi rédigé :« Art. 2-14. - Toute association régulièrement déclarée, depuis au moins cinq ans, qui a pour vocation de défendre et d'informer les contribuables est autorisée à se constituer partie civile dans les affaires de détournement de fonds publics et de corruption.»
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C
La responsable de la com interne Morgane Hélène L G figure bien dans l'organigramme officiel de l'UMP en date du 27/11/2007 : http://www.u-m-p.org/pdf/Organigramme_UMP_CN.pdf
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M
Vous avez raison la nouvelle responsable de com interne affiche la couleur sur le web : <br /> http://www.les-amis-de-nicolas-sarkozy.fr/carte/index_signataire.php?dep=53<br /> Au moins comme ça, on sait où on va !
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P
Même ses futurs projet porte la marque de fabrique en terme de communication :<br /> Il a lui même qualifié son parc de fantasmagorique (http://www.agglo-laval.fr/actualites/dossiers/45-le-parc-de-l-aventure-virtuelle.html) : la définition du dictionnaire est édifiante "qui tient de la fantasmagorie" définit elle même ainsi : "Art de faire voir des fantômes par illusions d'optique dans une salle obscure." <br /> C'est tout la politique de d'Aubert qui est fantasmagorique que des illusions d'optique, sans compter les fantômes dans les placards et l'opacité de la gestion.
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